Woman into the wild

S’il y a bien une course, une aventure, que je retiendrai en 2017, c’est le TREG.
Souvenez-vous… En Février 2017, je m’envolais pour des contrées inconnues, qui font peur à la plupart des gens, parce que la plupart des gens s’arrêtent à ce qu’ils lisent sur internet et à ce qu’ils voient à la télé… J’ai rarement été une suiveuse, encore moins en matière de voyage et course à pied.

Alors je me suis laissée embarquer direction le Tchad. Sur le papier, avant d’y partir je savais très vaguement situer ce pays sur la carte, je connaissais la capitale seulement parce qu’aux informations ils ont dit que c’était très dangereux et qu’il y avait des attentats… En vérité, il y a eu moins ces 6 dernières années qu’il n’y en a eu en France… Bref, là n’est pas le débat.

Depuis 3 ans, Jean-Philippe Allaire, l’organisateur, nous disait de venir, que nous allions en prendre plein la vue, que nous ne serions plus pareils après. 3 ans pour y penser, je n’étais pas prête à faire une course en autonomie dans le désert… Je n’étais pas prête à faire 90km, c’était trop.


Mais, en octobre 2016, Vincent m’annonce qu’il veut y participer, en 2018, nous nous envolons pour 7 mois en Afrique du Sud, c’est l’occasion rêvée (ce qui n’était en fait qu’une excuse car il s’est avéré que c’était beaucoup plus compliqué de venir d’Afrique du Sud que de France).
Alors je me dis que c’était le moment… J’ai fait plusieurs courses de + de 60km en montagne, dont la CCC (101km), j’ai en 2015, participé au DUST dans le désert marocain (3 jours, 30km par jour). Je suis prête psychologiquement !
Physiquement c’est une autre histoire ! J’ai commencé à « préparer » le TREG le 3 janvier pour un départ le 15 février. Mais j’avais décidé d’y aller à la cool, terminer et c’est tout. Je n’ai jamais de prétentions particulières sur ce type de format… 90 km dans le désert au Tchad… Il peut tout se passer et je n’avais surtout pas envie de me mettre de pression.

 

Je débarque donc à N’Djamena le 12 février, avec ma paire de running sur lesquelles on avait fait coudre des scratches pour y fixer des guêtres, et qu’évidemment je n’avais pas remis depuis… Je mets un pied dedans à l’hôtel… Et là c’est le drame n°1 ! Les chaussures sont méga serrées, avec mes semelles orthopédiques c’est pas des pieds que je vais avoir mais des boudins. Comment je vais faire pour courir 90km dans le désert avec des runnings trop petites ? Pas le choix… J’ai fait l’erreur (de débutante disons-le) de ne pas rechausser mes baskets avant la course… tant pis. Mais j’angoisse.

Drame n°2 : je commence à être malade… 18h de vol avec Ethiopian Airlines version Afrique… je suis enrhumée (par 40° c’est le comble !) j’ai très mal à la gorge… Bref, TOUT va bien se passer.

 

Notre convoi pour le désert de l’Ennedi se passera en avion militaire tchadien ! GENIAL ! Jamais dans ta vie tu ne pourras vivre une expérience pareille, tu te retrouves au Tchad, pour aller courir dans un des plus beaux déserts du monde et tu prends un avion militaire !
On rencontre les coureurs, je vois rapidement que je suis la benjamine, étonnant qu’il n’y ait pas plus de trentenaire qui se lance dans ce type d’aventure !!! (C’est une blague évidemment). Il y a des accompagnatrices aussi, je trouve ce principe génial. Partager ta course avec ta femme / ton mari / tes enfants / parents… peu importe, c’est vraiment des moments uniques.

 

Après quelques petites heures de 4×4, nous arrivons sur notre campement, je partagerai ma « case » avec Vincent (normal), Momo (que nous avions rencontré sur le DUST et qui a le sourire collé au visage) et Guillaume Lenormand (qui a déjà gagné la CCC il y a quelques années et vainqueur en titre du TREG 180km).

Drame n°3 : cette année il y a énormément de vent, le sable rentre partout, on va donc dormir en plein vent car les cases ne sont pas fermées à proprement parlé… et je me rends compte que je suis vraiment allergique à la poussière… Toux, rhume, yeux qui pleurent… bref, je suis au max… D’autant que je n’arrive pas à dormir les 2 nuits précédant la course.

L’ambiance sur le campement est bon enfant, nous ne sommes pas nombreux, on connait donc vite tout le monde et on sent rapidement l’esprit « grande famille du TREG ». Nous partageons des moments avec les Tchadiens (quelques-uns sont présents pour courir le 45km), avec des habitués de la course, dont Jean-Noël, qui en est à sa 3ème édition sur 3… Qui est aussi le père de Mathilde avec qui j’échange souvent sur instagram… (Le monde est petit), il me rassure beaucoup sur le GPS. Ah oui, je ne vous ai pas dit ? La course est en auto-navigation ! On devra se guider avec une énorme montre GPS, mais je suis novice, et ça m’angoisse vraiment. Et si je me perds ? Et si elle tombe en panne ? Et si, et si ? Finalement, j’ai vite pigé le truc, j’ai surtout vite compris que tu pouvais suivre un cap de jour (plus compliqué de nuit) et qu’en zoomant sur ton petit bonhomme (qui te représente) tu as une échelle à 20m près… Faudrait franchement pas être futé pour se perdre ! (bon certain se sont perdu mais je pense très franchement qu’ils ont décidé de ne pas regarder leur montre ou que parfois la fatigue fait que l’on est moins lucide…)

Mercredi 15 février ! Départ à 7h, on est à la bourre avec Vincent parce qu’en plus d’avoir des pompes trop petites, on est venu avec nos sacs à dos habituels… Et moi mon Oxistis n’est pas vraiment prévu à cet usage… Disons qu’avec tout le matériel nécessaire, l’eau et les 3000 calories obligatoires… Mon sac était prêt à exploser, il a fallu jouer à tétris !


Ma plus grosse angoisse à ce moment-là ? La peur de manquer d’eau… J’ai 2L avec ma poche à eau, mais le 1er check point est à 26km et tout le monde me dit que c’est la partie la plus difficile et que je vais mettre 6h ! Mais quelle idée j’ai eu bon sang ! Je rajoute donc une flasque de 500ml et je décide à la dernière minute de partir avec une petite bouteille d’eau à la main. Pas pratique, mais je préfère me faire chier avec une bouteille à la main plutôt que de mourir assoiffée seule au milieu du désert (vous pensez que je pourrais être scénariste ou pas ? lol) ! Ah oui puis y’a la balise (énorme) à rentrer dans le sac qui ne ferme déjà pas… Sur la balise (qui sert à nous suivre) il y a 3 boutons… 1 pour un souci genre « j’arrête j’en ai marre mais je peux attendre », 1 autre pour « Petit souci médical, venez me chercher dès que possible mais ma vie n’est pas en jeu ! » et l’autre… « Urgence vitale, je meurs là tout de suite ! ». Bon, j’ai tout bien retenu mais je prends le départ en priant pour ne surtout pas à avoir à m’en servir!

Les premiers 26km sont en effet difficiles dans le sens où le terrain est difficilement courable, on passe dans des labyrinthes, on enchaîne plein de type de sols différents. Mais c’est tellement beau, j’en prends plein les mirettes. Je m’éclate comme une gosse dans les labyrinthes, je trottine dès que je peux, je bois beaucoup, je mange. Bref, ça va ! Il y a toujours des coureurs au loin devant ou derrière, mais je suis relativement seule. Pour le moment, ça me va bien.
J’oublie un peu les pastilles de sel qu’on doit prendre pour surtout ne pas se déshydrater. Le souci c’est que ça fait gonfler… et que j’ai déjà les pieds tout serrés dans mes pompes, et qu’avec la chaleur ils gonflent déjà tout seuls… alors je saute mon tour sur les pastilles (j’en prends mais moins que recommandé, si Isabelle, le médecin du TREG, lit ça je vais me faire houspiller !).
Je retrouve quelques coureurs du 180km dans un labyrinthe un peu compliqué, du coup on reste un peu ensemble pour se tenir compagnie.

Arrivée au check point 1 (26ème km) en 5h30 environ, je me sens très bien, pas fatiguée, pas saoulée (c’est tellement beau et varié !) et j’ai hâte de continuer !
Drame n°4 : j’ai une lentille qui s’est barrée ! Je la remplace mais j’ai les yeux qui piquent grave avec tout ce sable !
Je mange mon 1er plat lyophilisé de toute ma vie, des pâtes bolo, bon c’est pas dégueu dégueu mais pas de quoi se taper le cul par terre non plus. Je prends le temps de recharger en eau, mais je laisse ma petite bouteille, le prochain point de ravitaillement n’est pas trop loin (je précise que les points de ravitaillement ne fournissaient que de l’eau froide ou chaude et qu’il y avait de quoi dormir – pour ceux qui font le 180km c’est important – et des médecins !).

Je repars avec Estelle, qui fait le 180km, car nos chemins ne se sépareront qu’après le prochain check point dans 17km. On papote, on se raconte nos vies, nos expériences… je suis épatée car Estelle n’a jamais couru plus de 75km en trail… et elle s’est lancée dans 180km ! Chapeau ! Moi ça me fait trop peur !
On marche plus qu’on ne court car cette partie est très sableuse, mais dès qu’on peut, on relance et on trottine, même si ce n’est que 200m, c’est important psychologiquement d’avoir l’impression d’avancer…
On continue d’en prendre plein les yeux, des arches d’une roche rouge, du sable à perte de vue… c’est incroyable ! On croise parfois des mini villages avec des enfants et des femmes qui travaillent. Beaucoup de bienveillance… même si je pense qu’ils nous ont pris pour des tarés !
Avant d’arriver sur le 43ème km (check point n°2) on tombe sur un lieu sorti tout droit d’un rêve : de la verdure en plein milieu du désert… J’hallucine complètement, c’est trop beau !

 

Puis nous voilà au check point 2, 43 kilomètres que je suis partie et environ 9h de course, je dirai que pour le moment tous les voyants sont au vert, j’ai marché 50% depuis le début donc physiquement ça va… Il est aux alentours de 18h quand je repars, seule. J’ai mangé des nouilles chinoises, j’ai rechargé en eau et j’ai tenté de ne pas m’éterniser… car l’ambiance est bonne aux ravitos, on a plutôt envie de rester et boire un café !
Lorsque je suis arrivée à ce ravitaillement, Yann, qui faisait également le 90km (nous n’étions que 6 sur ce format, et j’étais la seule femme !) était sur le départ… Je savais donc qu’il y avait quelqu’un devant… à 30min environ…

Me voilà repartie, c’est la fin de journée, il fait bon, les couleurs sont magnifiques, je me sens hyper bien, je décide donc de courir, tant que je peux autant en profiter. J’avance bien, je me parle pour me motiver ! Puis, après 10h avec mes lentilles qui m’éclatent la rétine, je décide de passer en mode lunettes, j’ai une sale gueule mais on s’en fou, y’a personne ! Et puis finalement c’est la meilleure idée que j’ai eu, car ça me protégeait bien du vent même pendant la nuit… ! 😉

Et puis drame n°5 : la nuit tombe… tôt… trop tôt !!!! Je commence à gentiment stresser « oh mais c’est qu’on voit rien la nuit ! » Non sérieux ??? Il t’aura fallu un bac +5 pour réaliser ce genre de chose ???!!!
Je mets ma frontale, et je me focalise sur ma montre, sur ma trace comme on dit. Ma montre deviendra mon repère, ma meilleure amie, mon précieux !!!! Je ne la lâche plus de yeux, je zoom, dézoom, je check tous les mètres si je suis sur la bonne voie. Bref, je fais ce que je peux pour m’occuper l’esprit.
Dans le désert, avec du vent, les batteries et donc les piles se déchargent beaucoup plus vite qu’ailleurs, ma frontale me lâche donc hyper vite… Panique à bord !!! Je chouine, je l’insulte de tous les noms, alors qu’il suffit juste de remplacer les piles, mais dans ces moment-là tu mets plus de temps pour réfléchir que d’habitude.
Je repars, mais je ne suis vraiment pas bien, je panique complet car pour le moment il n’y a pas de lune et il fait noir, mais genre vraiment noir… Je suis seule, dans le désert, au Tchad, il fait nuit, je me repère avec une montre GPS … Mais qu’est-ce que je fou là ???
Je vous jure que j’ai pleuré à chaudes larmes car je n’arrivais pas à gérer mon angoisse. Je n’avais pas peur qu’il m’arrive quelque chose (enfin un peu quand même) mais en fait dans le noir on perd tous ses repères, je n’avais jamais vécu ça encore et j’ai eu du mal à le gérer (pourtant j’ai fait un paquet de trails nocturne).
Je me dis que je vais arrêter, je suis sur le point de prendre cette décision quand je prends conscience de ma connerie, « tu vas dire quoi en rentrant ? Que tu as abandonné parce que tu avais du noir ? Non mais sérieux ! » et là j’ai compris que de toute façon si j’arrêtais j’allais devoir rester au même endroit sans bouger pour qu’on vienne me chercher… Et ça, c’est pire encore ! Alors finalement, le mieux quand t’as peur c’est de tracer. J’ai couru quelques kilomètres à 5’30 au km ce qui au bout de 55km est énorme !! Bon, bien sûr je ralentissais souvent pour vérifier ma montre, mon chemin et aussi parce que parfois tu ne sais pas trop où tu vas mettre les pieds 100m plus tard !
Puis, j’aperçois au loin une lumière, là j’hurle « YAAAAAAAANNNNN » (que je ne connais pas du tout mais à ce moment-là je le vois comme l’HOMME qui va me sauver !), je cours comme une malade, je crie, je me dis « si toi tu vas vite tu pourras le rattraper car lui il doit être fatigué mais toi t’as de la ressource ! » Oui j’ai tendance à me lancer des fleurs dans les moments critiques de ma vie.
Ce moment doit bien durer 20/30 minutes… je crois même voir des yeux dans la nuit (j’apprendrais plus tard que c’était très certainement un chacal… Ok, merci !!!!)

Puis vous savez quoi ? Bah je me rends compte qu’en fait je cours après une étoile… Bah ouai cette putain de lumière n’est autre qu’une étoile, parce qu’elle ne bouge pas et je ne la rattrape pas…
Bon je vous passe ce moment d’insultes extrêmes envers cette étoile qui m’a fait espérer ne pas finir seule jusqu’au prochain ravitaillement. Je pleure (encore) et je fais de plus en plus pipi, et ouai, j’ai pas pris assez de pastilles de sel du coup je ne fixe pas l’eau…
J’ai une petite dalle aussi, normal il est 21h30, du coup je m’ouvre un petit paquet de chips à un goût dégueu qui m’arrache la bouche mais le sel me fait le plus grand bien.
Je me dis « allé plus que 7/8 kms avant d’atteindre le ravito, tu cours 2km après tu marches puis rebelote »… C’est très très difficile psychologiquement… Quand tout un coup je vois de la lumière (non pas une étoile !) mais en bonne scénariste que je suis, j’imagine que c’est l’armée qui se fait une petite balade au milieu de la nuit, ah puis non c’est un groupe terroriste qui m’attend, ils vont m’enlever et demander une rançon à mon père, tiens combien il paierai pour me faire revenir ? (non mais je vous jure mon imagination fut débordante) finalement c’était “juste” quelqu’un de l’orga qui tourne en 4×4, je vois donc en Tommaso (oui c’est son prénom, c’est un italien) mon sauveur. Je crois que je lui tombe presque dans les bras, je veux rester avec lui… Bon, non c’est pas possible… mais il voit que je suis au bout du rouleau, du coup il me donne de l’eau, reste un peu à papoter avec moi et me change les piles de ma montre en prévision. Ça me rassure. Je repars car il reste 4km pour atteindre le prochain (et dernier) ravito.

Je l’atteins vers 22h ou 22H30 je crois, j’ai mis 4h pour parcourir 29km. Plutôt pas mal finalement ! L’arrivée à ce check point est une libération, je revis complètement. Quand j’arrive, 2 autres concurrents repartent (le fameux Yann et un autre)… J’ai envie de me jeter à leurs pieds et de les supplier de m’attendre, mais je me doute que de rester 30min pour repartir avec moi ne les emballera pas. Je les vois donc repartir tous les 2…
Je vais rester plus de 40minutes, j’y suis bien, je mange mon dernier plat lyophilisé : pâtes carbo (dégueu), les bénévoles présents (dont Charlotte que je connais déjà de l’INSEP) me proposent un café, bref je suis au top ! Mais faut repartir… Après m’être fait traiter les pieds… Bon finalement ce drame-là ne fut pas si dramatique car j’ai eu 2 ampoules… c’est tout !

Me voilà repartie pour les 17 derniers kilomètres…. 17km pour en finir. A ce moment précis, j’avoue que j’ai juste envie d’en finir, je n’aime pas la nuit…
Les premiers kms sont laborieux car c’est un vrai labyrinthe… de nuit c’est compliqué… Puis une vaste plaine… (J’imagine que c’est une plaine puisque je ne visualise pas grand-chose) Mais c’est toujours tout droit pendant un moment, j’aperçois un bloc rocheux au loin et je me dis « allé tu cours jusqu’à l’atteindre ». Mais ce rocher recule au fur et à mesure que j’avance… C’est encore plus un enfoiré que cette étoile ! J’ai pas envie de rire moi les gars ! Sérieux ! (oui j’ai vraiment dit et pensé ça !).
Puis vient le moment karaoké, sans le karaoké évidemment… Je ne sais pas pourquoi à ce moment-là toute ma culture musicale française est ressortie : Céline Dion, Lara Fabian, Patrick Bruel, JJG, puis un peu de Adèle histoire de chanter anglais « Hello it’s me…. Hello from the other siiiiiiideeeee » ! Je pense que s’il y a eu des bêtes sur mon chemin je les ai fait fuir tellement je chantais fort ! Un peu comme on peut chanter dans sa voiture quand on est en plein craquage !

Je passe finalement à gauche de ce rocher… (Je lui jette un petit « bâtard » au passage), puis j’escalade une dune (bon en fait c’était une dunette), je vois sur ma montre que je suis à 600m de l’arrivée, je ne suis que joie !
Il y a de la musique, cette arche et quelques personnes se sont réveillées pour m’accueillir, il est 3h30 du mat. Caro (la femme de Jean-Philippe, l’organisateur) qui passe 3jours à fond derrière ses ordinateurs à vérifier où sont chaque coureur, et qui vit à 3000% la course, me tombe dans les bras en pleurant, bon du coup, les vannes s’ouvrent totalement chez moi aussi !
Je ne réalise pas, j’ai terminé ! Je suis arrivée au bout de ces 90km dans le désert en 19h28 ! (j’avais tablé sur au moins 22h, voir 24h).

Je pense avant tout à Vincent, qui est toujours en course, puisqu’il fait 180km… Caro m’annonce qu’il est en tête. Je suis rassurée et je tente d’aller dormir… Bon c’était cause perdue… Impossible de fermer l’œil… J’ai dû somnoler quelques heures (genre 1h30/2h) puis dès que j’ai pu je suis allée voir Vincent sur le parcours…
Son arrivée fut aussi un grand moment. Et oui, je ne l’avais encore jamais vu dans un état pareil…

Cette aventure, je ne l’oublierai jamais. Ce fut quelque chose que j’ai du mal à retranscrire tellement c

’est rare. Je ne peux pas dire « c’est la chose la plus difficile que j’ai faite » ou autre, mais je peux dire « c’est la plus grande et la plus belle aventure que j’ai pu vivre ». J’ai fait quelque chose que peu de personnes ont fait et feront, j’ai vécu des moments privilégiés avec des passionnés, avec des personnes profondément humaines et saines d’esprit. J’ai passé du temps à regarder les Tchadiens vivre et se plier en 4 pour nous faire plaisir. J’ai eu la chance d’aller dans un endroit du monde préservé du tourisme de masse et qui est à ce jour, le plus bel endroit du monde que j’ai eu l’occasion de voir. J’ai vu des organisateurs amoureux du Tchad, amoureux des grandes aventures et qui partagent cela de la plus belle des manières. Je leur suis très reconnaissante de nous avoir fait partager leur découverte de ce pays merveilleux.

 

Je pense très sincèrement que j’y retournerai, peut-être que ce sera pour y parcourir mes premiers 180km ou pas… Je n’en sais rien. J’avais déjà un goût pour l’aventure, la découverte, 2017 aura confirmé que j’en envie de découvrir le monde mes baskets aux pieds !

 

 

Pour finir, j’avais envie de vous partager ces quelques lignes (en anglais) qui définissent merveilleusement bien le Tchad :

“People come here because Chad promises them an opportunity to fall completely of the edge of the known world and into a place that promises experiences, good and bad, that you’ll be recalling forever!”

1 Comment

  • Klorun January 3, 2018 at 07:37

    Waouh ! ça fait rêver une telle aventure… les photos sont superbes ! Bravo ! Tu m’emmènes la prochaine fois ?! 😉

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